22 janvier 2013

Le travail de Maxime Duchanoy

Maxime Duchanoy est un étudiant de quatrième année à l'ISBA de Besançon. Il a réalisé les cartels de l'exposition RE:


"Par l’utilisation du dessin essentiellement, et parfois d’autres médiums tel que la céramique, le collage ou encore la photographie ; je cherche à représenter un univers imaginaire, intemporel et cérébral qui parle de l’enfance, de la matière psychique. Situé dans mon quotidien je puise mon inspiration dans les arts primitifs, l’enfance, les dessins animés, le cinéma, l’art contemporain et classique."
Maxime Duchanoy



Interview de Maxime Duchanoy


Voici un aperçu de son travail :


 






Journée d'étude au Musée des Beaux-Arts avec Guillaume Pinard

En attendant un article qui sera publié prochainement sur le travail de Guillaume Pinard, nous vous proposons une après-midi d'étude au Musée des Beaux-Arts de Besançon, dans le cadre de l'Exposition RE:

Cette journée a commencé par la visite du Musée des Beaux-Arts de Besançon faite par le Conservateur en Chef Emmanuel Guigon. L'artiste Guillaume Pinard, la commissaire de l'exposition Géraldine Pastor-LLoret, le professeur d'Histoire de l'Art Alexandre Rolla ainsi que des élèves de l'ISBA ont pu observer la pièce de Bellini qui, vous le verrez, fera partie intégrante de la création de Guillaume Pinard. 



La visite s'est poursuivie dans l'espace d'exposition du musée, puis dans les étages supérieurs qui sont aujourd'hui en rénovation. 


Enfin, Emmanuel Guigon a ouvert les portes du cabinet des dessins. Jolie salle dans laquelle sont conservés plus de 5 500 dessins de Matisse, Rembrandt, Ingres, Courbet et bien d'autres ...

Un grand merci à Emmanuel Guigon pour cette visite privilégiée.

21 janvier 2013

Interview de Nicolas Bardey

Nicolas Bardey est assistant d'enseignement artistique et responsable de l'atelier de sérigraphie à l'ISBA (Institut Supérieur des Beaux-Arts) de Besançon.


Plasticien et graphiste, son activité se concentre autour du design éditorial (collections Abécé-daires & Conférences Frac Franche-Comté, collection Oh cet écho, Les presses du réel), d’identités graphiques (La Maison du directeur, Sonic pôle sonorités de l’école d’art de Mulhouse, ArchitecTones colloque art son architecture), et de créations typographiques. Il édite et conçoit livres, revues et multiples favorisant tous les procédés d’impressions. Participe à plusieurs groupes de travail et de recherche dont l’association W (problématiques et pratiques esthétiques liées au travail du son et à la transdisciplinarité) dont il fut le président de 2003 à 2007. Il produit et anime entre 2004 et 2008 le programme de création radiophonique CRAPS diffusé sur les ondes et sur internet.



Interview de Nicolas Bardey





Voici d'anciens travaux réalisés par Nicolas Bardey, dont il s'inspirera pour créer l'oeuvre qu'il exposera à l'occasion de l'exposition RE:

Sur ses anciens travaux il a utilisé comme base le feutre pour réaliser différentes lignes de couleur. Il avait notamment acheté un ensemble de feutres dépareillé dans une librairie et s'en était servis sur une petite feuille, sur laquelle il avait dessiné des lignes successives. 

Pour l'exposition RE: il compte créer des lés de papier remplies de lignes dessinées soit à l'horizontale soit à la verticale, plus ou moins espacées.

Son site web : http://www.cubecubecube.net/

18 janvier 2013

Interview d'Alexandre Rolla



Rencontre avec Alexandre Rolla, professeur d'Histoire de l'Art en Licence Professionnelle METI (Métiers de l'Exposition et Technologies de l'Information) ainsi qu'à l'Ecole Supérieure d'Arts et Médias de Caen-Cherbourg. 



« À dessin »

Durant de nombreux siècles, les mots dessin et dessein ont tous les deux porté les mêmes sens. Ce n’est qu’entre le XVII ème et le XVIII ème siècle qu’ils se sont séparés de plus d’une simple lettre. La langue italienne, continue, aujourd’hui encore à ne faire aucune distinction entre le geste et l’intention. Il disegno signifie, de la même manière le dessin et le dessein, la forme et l’ambition.

C’est donc « à dessin » que  l’exposition RE : propose une réflexion sur le dessin contemporain et surtout sur les véhicules innombrables que celui-ci emploie pour se faire jour, signifiant et autonome.

De nouveau, il s’agit de gommer la distance entre les projets, les techniques et les résultats. De l’original à la copie, voire même la photocopie, l’exposition RE : traque tous les moyens que le dessin utilise pour faire œuvre.

À l’occasion du Salon de 1859, Charles Baudelaire, évoquant la photographie, écrit : « Il faut donc qu’elle rentre dans son véritable devoir, qui est d’être la servante des sciences et des arts, mais la très humble servante, comme l’imprimerie et la sténographie, qui n’ont ni créé ni suppléé la littérature (...) »

Longtemps, pour l’histoire de l’art, le dessin ne « sert » que d’ébauche, d’esquisse, ou de témoignage et de méthodologie pour un projet. Il n’est que « l’humble serviteur » des activités plastiques, plus nobles et plus définitives que sont alors la peinture et la sculpture. Il  se libère désormais, intégrant parfois même ces contraintes historiques comme de nouveaux vecteurs de liberté. Le dessin peut aujourd’hui librement jouer et se jouer de la peinture et de la sculpture, comme il le peut tout aussi bien de la photographie, l’imprimerie, la sténographie, les sciences et les arts.

Il n’y a plus de différences entre la forme, les formes et les intentions et tout concourt à faire évoluer cet art vers de nouveaux territoires d’expressions.

C’est ainsi que l’exposition RE:  réédite, réconcilie, reproduit, réinvente, révèle, retranscrit, rétablit, rejoint, replie, republie, redéploie, réintroduit, reconduit, réenvisage, redécouvre…

Dans cette dynamique, l’exposition prolonge un partenariat initié l’an dernier entre l’ISBA, Toshiba House et l’Université de Franche-Comté. Après l’exposition Deuxième main de Benjamin Hochart, en février 2012 à Toshiba House comme point de départ, après Permutations, une soirée de la plateforme Roven, à l’ISBA en avril 2012, comme trait d’union, l’exposition RE : développe et enrichit cette réflexion, embrassant l’ensemble des vecteurs de production, d’exposition, de diffusion, d’édition et de médiation utilisés par le dessin aujourd’hui.

Alexandre Rolla

9 janvier 2013

Le travail de Maureen Colomar

Voici un aperçu du travail de Maureen Colomar qui participera à l'exposition RE:


L'interview de Maureen Colomar


Le point de départ est une pile de dessin. 
Un catalogue du monde visible. 
Une liste de fragments d’éléments que je dessine. 
Je dessine des éléments de mon entourage, de photos personnelles ou de cartes postales. 
J’ai accumulé une collection d’éléments dessinés se rapportant à un élément précis, vu et vécu. 
Ce sont principalement des morceaux de paysages et d’architectures. 
Je donne de l’importance aux détails, même insignifiants car ils sont les composants de notre 
environnement. 
Je me constitue ainsi une banque de données ou plutôt une banque de dessins pour créer des «Ailleurs». 
Je découpe, re-découpe les éléments intéressants. 
Et je les mets de coté. 
Je travaille les contours, le trait, les effets de textures (la pierre, la terre, la mer) par le trait noir.
Il y a plusieurs phases dans ma procédure de travail. 
Quand je liste des dessins dans des formats standards et prédéfinis. 
Quand ces dessins se déplacent, bougent, grandissent, s’effacent, se dupliquent. 
Alors, les lignes se propagent, les formes se déploient dans des formats de plus en plus grands.   
Au fur et à mesure les dessins de départ se métamorphosent.


En répétant les formes, en décalquant, en dupliquant les éléments, la figure de base se transforme. 

Puis, vient la dimension spaciale du dessin. De ces ensembles formés, le dessin se libère de la page à en perdre tout repère et toute limite. Superposition aléatoire des détails, téléscopage, déploiement dans l’environnement architectural. 
La volatilité du fusain ou du pastel sec me permet d’effacer, d’ajouter des lignes et des formes. 
Il y a un grand contraste entre la première étape du travail, et la dernière. Je transforme les éléments dessinés qui peuvent paraître banals et convenus en des compositions étranges. Le simple devient plus complexe. Le banal devient étrange.

Maureen Colomar





8 janvier 2013

Scénographie de l'exposition


Voici un aperçu de la scénographie de l'exposition RE:

Maquette de l'exposition, scénographie imaginé par Amélie Rebillard, Juliette Perrin-Renoud, Grégory Olympio et Benjamin Desoche (étudiants à l'ISBA).




Workshop avec Denis Prisset


"C'est chaque fois une joie de voir devant soi les quatre cents volumes exactement identiques."  Ed Ruscha

En amont de l'exposition RE:, Denis Prisset des Éditions P est invité à l'ISBA du 18 au 21 décembre 2012 par Géraldine Pastor LLoret pour un workshop avec les étudiants de 3 ème, 4 ème, 5 ème année Art et Communication visuelle.
Voici les directions de Denis Prisset :

"Au cours de ce workshop il s'agira de fabriquer des livres.
 
Pour commencer nous regarderons et commenterons l'allure de livres choisis par l’intervenant et par les étudiants. Ensuite, nous regarderons de quoi se compose un livre :
• Avant de l'ouvrir :
Une façade, la couverture (parfois sous forme de jaquette). Cette façade est associée physiquement au volume du livre (hauteur, largeur, profondeur et poids) et à sa texture (le papier).
• Quand on l'ouvre :
Que contient un livre ? Il peut ne contenir que des images (au sens large) et du texte, sinon c'est un livre blanc. Ces images et ce texte s'organisent en séquence. Cette séquence est associée physiquement à la dimension du livre (hauteur, largeur) et à sa texture (le papier). Il s'agira au cours du workshop de définir un projet pour chacun des étudiants et ensuite de concevoir une adéquation entre ce projet et le livre et ses contraintes. La couverture du livre (sa façade), associée aux dimensions du livre inscrivent celui-ci directement dans son environnement - l'édition en général, la librairie, la table, la bibliothèque personnelle ou publique, la poubelle. Nous déciderons ensemble d’un format que tous les étudiants utiliseront pour leurs projets, une contrainte. Puis lorsque l'on ouvre le livre une séquence déploie le projet, du début à la fin et de la fin au début. C’est ce qu'il y a de plus important dans un livre, un déploiement ordonné. Ce sera le cœur du workshop. L'attention portée à l'ensemble de ces contraintes garantira en partie au livre fabriqué que chacun puisse s'en servir, ou au moins soit prêt à l'ouvrir.
Pour le workshop il est nécessaire que les étudiants soient munis du contenu d'un livre à venir. Pour l’occasion il serait bien que les étudiants ne présument pas trop de l’allure de ce qu’ils fabriqueront durant la semaine et qu’ils envisagent ce contenu comme un matériau qui va être manipulé. Donc ils doivent entamer le workshop avec : un ensemble trop fourni d'images et/ou de textes de n’importe quelle nature. Cet ensemble peut-être cohérent ou pas."


Denis Prisset



Ont participé à ce workshop :
Zineb Benassarou, Florence Giuca, Morgane Fleury, Céline Chevreau, Corentin Andreoso, Yukari Hara, Benjamin Desoche, Grégory Olympio, Mathilde Dufau, Amandine Gauthier, Miléna Favet, Maxime Duchanoy, Maureen Colomar, Fanny Boulord, Alice Colonna.





La conception de l'affiche de l'exposition

L'affiche de l'exposition RE:  a été conçue par trois étudiantes de l'ISBA, Fanny Boulord, Orane Stockli et Elodie Ponçon.






Cette affiche abstraite faite de lignes de couleurs a été réalisée avec trois éléments.
Fanny, Orane et Elodie ont choisi de décomposer les formes des lettres R et E et de leur attribuer une couleur, le bleu pour l'oblique, le rose pour la courbe et enfin le jaune pour les lignes horizontales et verticales. Ensuite, elles ont décidé de recouvrir la surface de papier avec ces trois éléments distincts et ce les yeux fermés.

 

 


N'hésitez pas à nous donner vos impressions sur l'affiche !








 
Les photographies de la réalisation de l'affiche dans l'atelier de sérigraphie de l'école. Avec Fanny, Orane et Elodie et l'aide leur professeur Nicolas BARDEY (Assistant d'enseignement artistique et responsable de l'atelier sérigraphie)

 
La technique de la sérigraphie est une tendance universelle permettant d'imprimer de façon répétitive des éléments et ce sur différents types de supports.

Pour réaliser une impression de sérigraphie, il faut disposer d'un écran, constitué d'un tissu de soie ou autre tissu perméable qui doit être tendu. Le tissu doit tout d'abord être enduit d'une émulsion photosensible qui à l'aide d'une exposition aux ultraviolets va se durcir et bouchera le tissu pour que l'encre ne puisse pas passer.

Cependant, l'émulsion non exposée aux ultraviolets ne durcira pas et permettra ainsi à l'encre de passer à travers le tissu. On va isoler chaque couleur à imprimer sur un transparent noir, un typon. La dernière étape sera de tirer l'encre pour imprimer les éléments. L'encre utilisée pour la sérigraphie est une encre à l'eau adaptée aux supports fibreux et élastiques. Cette technique d'impression a modernisé le pochoir.
 
 

N'hésitez pas à venir visiter l'atelier de sérigraphie durant la Journée portes ouvertes le 9 février 2013 à l'ISBA de Besançon.

13 décembre 2012

"Permutations" Une soirée de la plateforme Roven à l'ISBA



"Permutations" est une soirée proposée par la Plateforme Roven, elle a eu lieu à l'ISBA le 6 avril 2012 sur l'invitation d'Alexandre Rolla (Université de Franche-Comté) et de Géraldine Pastor LLoret (ISBA).


"La vie se transforme continuellement et ce n’est que l’arrêt sur image qui la rend signifiante, à l'instar des trois gouttes de sang figées par la neige, desquelles naît le personnage de Blanche Neige. Ces gouttes de sang viennent de la main de sa mère, qui s’est piqué le doigt en cousant. Cette image arrêtée crée une identité, qui s’incarne dans un signe « vivant », le corps de Blanche Neige. Ainsi, de la main découle la relation intime entre écriture et dessin. Elle donne corps à ce que l’on ne connaît pas encore, à ce qui "attend" un signe. Les signes prennent vie, se transforment en dehors de nous - ils se rendent disponibles à travers de nombreuses permutations." J.Emil Sennewald.

Le 6 avril dernier, le temps d’une soirée, la Plateforme Roven (constituée par Johana Carrier, Jean-Baptiste Couronne, Joana Neves, Marine Pagès et Diogo Pimentão) a fait de l'Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon un lieu d'expérience de ces permutations. Cette soirée a été conçue, à l'initiative de Benjamin Hochart, en prolongement du dossier thématique « Fildeféristes, artistes entre écriture et dessin » paru dans Roven n° 7 (printemps 2012), coordonné par J. Emil Sennewald.
Œuvres et interventions artistiques de C.S. Peirce, Meris Angioletti, Alexandre Léger, Gerhard Rühm, Benjamin Hochart, Diogo Pimentão et bien d'autres permettront de suivre ce fil tendu qui dessine l'irréductible affinité entre dessin et écriture.

Lors de cette soirée des étudiants de l’école ont réalisé des dessins que vous pourrez découvrir lors de l’exposition RE:

En attendant voici quelques images de cette soirée Roven, comme prémices de cette exposition, comme fil conducteur ou comme avant goût :



 















Performance : Fulgurance de l'éclair


Benjamin Hochart



                                                              Vidéo Benjamin Hochart

7 décembre 2012

Exposition RE:





RE:

Une exposition de dessins
Proposée par Géraldine Pastor LLoret et l'ISBA
(Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon Franche-Comté)


Du 24 janvier au 8 mars 2013
A l’ISBA en partenariat avec Toshiba House
Avec la participation des étudiants de la Licence Professionnelle METI (Université de Franche Comté)






L’exposition RE: pose la question de la répétition: .


Elle s’intéresse à certains questionnements que soulève la pratique du dessin contemporain. Partant d’un point de départ, en l’occurrence un dessin original, comment le répéter, le reproduire, le rejouer, le réactiver… Le dessin est accepté, par les artistes, comme un médium qui s’ouvre à d’autres pratiques, qui questionne d’autres espaces pour mieux questionner ses méthodes de représentation.
Ce qui caractérise la pratique des artistes présentés est l’intérêt qu’ils portent à la manière de représenter. Ils envisagent le médium, dessin au sens large, transversalement à, en dialogue avec d’autres pratiques, d’autres objets. Partir donc du dessin, ouvrir un autre espace pour questionner à nouveau le dessin, sa pratique.
Dans un aller-retour, la pratique du dessin, ici, est générique. Cette exposition pose la question de l’édition. Par le fait de reproduire ou rejouer les dessins, de les produire dans un espace 2D ou 3D, dans un acte performatif, l’exposition s’envisage comme une édition.

Géraldine Pastor LLoret



Artistes exposés : Nicolas Bardey, Stéphane Calais, Maureen Colomar, Matthieu Cossé, Maxime Duchanoy, éditions P (Collection Sec au toucher, Marc Quer), Jacques Floret, Hervé Garcia, Benjamin Hochart, Florentine & Alexandre Lamarche-Ovize, Géraldine Pastor LLoret, Diogo Pimentao, Guillaume Pinard, Didier Rittener, Jimmy Robert & Kate Davis, Roven (Alexandre Léger, Hippolyte Hentgen, Benjamin Hochart, Matthieu Cossé, Tudi Deligne, Nicolas Muller, Sophie Lamm, Antoine Desailly), Jean-Jacques Rullier, Julien Tiberi, Gérard Traquandi, Sarah Tritz, Christophe Vaubourg.